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Le gouvernement centrafricain et les organisations syndicales des travailleurs ont franchi une nouvelle étape dans la gestion des conséquences de la hausse du prix du carburant à la pompe. Les deux parties ont signé, dimanche 11 octobre à Bangui, un document définissant plusieurs mesures d’accompagnement destinées à atténuer l’impact de cette décision sur les travailleurs, les transporteurs et les populations.
La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, les responsables des centrales syndicales ainsi que des représentants des conducteurs. Au cœur des échanges, les difficultés engendrées par l’augmentation du prix des hydrocarbures et ses répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et le coût du transport.
À l’issue des discussions, la ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Opportune Edwige Pouninguinza, a reconnu la complexité de la situation et expliqué la démarche engagée par le gouvernement avec les partenaires sociaux.
« La situation est difficile, difficile pour le gouvernement mais également pour la population. C’est pourquoi le gouvernement a jugé mieux d’entamer une discussion avec les organisations syndicales. »
Selon la ministre, ces échanges ont permis d’aboutir à l’identification de mesures destinées à accompagner la hausse des prix du carburant.
« Les deux parties se sont convenues de signer ce papier, de s’engager mutuellement à suivre ces mesures d’accompagnement, à les mettre en œuvre, mais aussi à se réunir régulièrement pour assurer le suivi. »
Du côté des organisations syndicales, la signature de ce document est présentée comme une prise en compte de plusieurs préoccupations exprimées depuis l’annonce de la hausse des prix à la pompe.
Louis Marie Kogrengbo, secrétaire général de l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique, rappelle que les syndicats avaient notamment demandé des mesures sociales en faveur des travailleurs et de la population.
« Le gouvernement a la responsabilité de fixer les prix des hydrocarbures à la pompe. Nous avons donc donné des avis, mais le gouvernement a pris une décision d’augmenter les prix à la pompe. »
Face à cette décision, les partenaires sociaux ont plaidé pour des mesures compensatoires afin de limiter les conséquences économiques de la hausse.
« Si on augmente les prix du carburant à la pompe, quelle est la contrepartie pour les travailleurs et pour la population ? Et cet engagement que nous venons de signer est par rapport aux engagements pris par le gouvernement. »
Avec cet accord, gouvernement et syndicats entendent désormais passer de la concertation à la mise en œuvre concrète des mesures retenues. Les deux parties se sont engagées à assurer un suivi régulier afin d’évaluer leur application et leur impact.
Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, l’enjeu reste donc de taille, réduire autant que possible les effets de l’augmentation du prix du carburant sur les travailleurs, les transporteurs et les ménages centrafricains.
Le respect des engagements pris et leur traduction concrète sur le terrain seront désormais au centre de l’attention des partenaires sociaux.

Elie-Guy-Igor Lakouetene
