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Le ministre d’État chargé de la Justice, de la Promotion des droits de l’homme et de la Bonne gouvernance, garde des Sceaux, Dr Arnaud Djoubaye Abazène, a lancé, ce jeudi 15 octobre à Bangui, un atelier national de validation de la Stratégie nationale de réadaptation et de réinsertion sociale des personnes détenues pour la période 2027-2032.
Pendant deux jours, une cinquantaine de participants issus des secteurs public et privé, ainsi que des différents domaines concernés, sont réunis pour examiner et finaliser ce document stratégique. L’objectif est de doter la République centrafricaine d’un cadre cohérent pour accompagner les personnes détenues dans leur préparation au retour à la vie en société.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique sectorielle de la justice, notamment son volet consacré à la réforme de l’administration pénitentiaire. Elle constitue également un enjeu majeur pour les acteurs de la chaîne pénale, confrontés aux défis liés aux conditions de détention, à la surpopulation carcérale et à la prévention de la récidive.
Pour le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, cette stratégie doit permettre de mieux préparer la réinsertion des personnes détenues, dans le respect de leurs droits et des normes internationales.
« Nous avons l’honneur, ce jour, sous l’autorité du chef de l’État, le professeur Faustin Archange Touadéra, et du Premier ministre, chef du gouvernement, de lancer l’atelier consacré à la validation de ce document stratégique de réinsertion et de réadaptation des personnes détenues, afin de préparer leur retour dans la société », a déclaré le garde des Sceaux.
Il a souligné que cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques du secteur judiciaire centrafricain, dont l’un des axes prioritaires porte sur la réforme de l’administration pénitentiaire.
Selon lui, la détention ne doit pas uniquement se limiter à la privation de liberté. Elle doit également permettre de préparer les personnes condamnées à retrouver leur place dans la société, tout en réduisant les risques de récidive.
« Une personne détenue possède des droits et, une fois condamnée, il faut l’aider afin qu’à la fin de sa peine, elle puisse réintégrer la société. Cela permet d’éviter la récidive et de rendre notre système judiciaire plus performant et respectueux des normes internationales », a-t-il expliqué.
Au-delà de la réinsertion sociale, la stratégie nationale prend également en compte la problématique du désengorgement des établissements pénitentiaires en République centrafricaine.
Le ministre d’État a évoqué la nécessité de renforcer les infrastructures carcérales, notamment à travers la construction de nouvelles maisons d’arrêt dans certaines villes du pays.
À travers cette stratégie couvrant la période 2027-2032, les autorités centrafricaines entendent poser les bases d’un dispositif national d’accompagnement des personnes détenues, aussi bien pendant leur incarcération qu’au moment de leur retour dans la communauté.
La prévention de la récidive, la réduction progressive de la population carcérale et la préparation à une réinsertion sociale responsable figurent parmi les principaux enjeux de cette démarche.
Pour les acteurs de la chaîne pénale, l’enjeu est donc de faire de la prison un espace qui, au-delà de la sanction, favorise également la réadaptation et la préparation à une nouvelle vie dans le respect de la loi.
La validation de ce document constitue ainsi une étape importante. Son impact dépendra néanmoins de sa mise en œuvre effective, des moyens mobilisés et de la coordination entre les institutions publiques, les acteurs judiciaires et les partenaires concernés.
Redaction
