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Lors d’une conférence de leaders du BRDC, le vendredi 30 octobre 2026, ils ont projeté une marche le 13 novembre prochain pour contester l’interpellation de cinq (5) leaders de soi-disant société civile pour des projets de déstabilisation. La réaction des leaders de la Plateforme des Associations de la Société Civile Républicaine ne fait pas attendre.
Dans une déclaration, ceux-ci dénoncent avec la plus grande fermeté les agissements des acteurs du BRDC, qui est une entité juridiquement inexistante qui n’hésitent pas à exploiter les tensions autour des produits pétroliers à des fins de pure manipulation politique.
Alors que le monde entier subit de plein fouet les soubresauts économiques et les fluctuations erratiques des cours mondiaux des hydrocarbures, la RCA fait face avec résilience et méthode à cette réalité internationale.
Malheureusement, face à ces défis exogènes, certains acteurs de l’opposition destructrice, regroupés notamment au sein du BRDC, s’obstinent à instrumentaliser cette situation.
Pour Dr Euloge Doctrouvé Koï, par des calculs politiciens mesquins, ces leaders du BRDC cherchent à manipuler l’opinion, à manipuler certains gérants de stations-service et à orchestrer des pénuries artificielles pour asphyxier le peuple et plonger le pays dans le chaos. Il est de devoir républicain de briser cette désinformation et de rétablir la vérité des faits.
En effet, contrairement aux sombres prédictions des Cassandres de la politique politicienne, la RCA est sur la bonne voie. La RCA mérite d’être félicitée et encouragée pour les efforts colossaux déployés afin de maintenir le cap, d’éviter des ruptures durables et de protéger les Centrafricains de scénarios catastrophiques que connaissent pourtant de grandes nations ou des pays voisins.
Pour preuve, face aux tensions conjoncturelles, des autorisations exceptionnelles viennent d’être accordées aux marketeurs pour acheter et importer directement du carburant, garantissant ainsi la continuité de l’approvisionnement national.
Par ailleurs, il importe de regarder en face les réalités logistiques et structurelles qui expliquent les tensions observées ça et là «on observe une offre mondiale de gazole supérieure à celle du super. De plus, face aux tensions, certains grands consommateurs acoquinés à des pratiques spéculatives ont tenté de revendre le carburant. Fort heureusement, la Direction Générale de la SOCASP a mis un terme à cette pratique illégale», a présenté Dr Euloge Doctrouvé Koï.
Pour cette plateforme de la société civile République, les opérations de dépotage prennent actuellement trop de temps. Au lieu d’utiliser des camions-citernes de 20.000 litres plus agiles pour fluidifier les rotations dans les stations ce sont des véhicules de 36.000 litres qui effectuent des tournées de station en station.
Les marketeurs dont «nous saluons au passage le sens élevé de sacrifice républicain constant», dit-il, remédieront à cette lenteur mécanique qui provoque des attroupements artificiels de consommateurs là où le carburant est dépoté, donnant à tort l’impression d’une pénurie généralisée. Notre pays subit les conséquences directes de son enclavement. Nos produits sont parfois sollicités pour parer aux difficultés d’approvisionnement des deux Congo, ce qui nous met temporairement à la merci de leurs flux de retour», a étaillé la population.
En vérité, la RCA n’est pas en rupture de stock. Les autres produits pétroliers sont pleinement disponibles. Seul le super enregistre une baisse de niveau, précisément parce qu’il s’agit du carburant le plus consommé par les Centrafricains au quotidien. Il nous est loisible d’annoncer une excellente nouvelle, celle de la campagne fluviale qui sera pleinement opérationnelle sous peu. D’ici une semaine, des bateaux chargés en provenance de Brazzaville accosteront pour renforcer substantiellement nos stocks», a ajouté le Coordonnateur de la Plateforme des Associations de la Société Civile Républicaine.
Profitant de cette occasion, il fait observer que la grève enregistrée récemment à la frontière centrafricano-camerounaise a lourdement perturbé l’acheminement des citernes vers Bangui.
Plus grave encore, le BRDC s’emploie activement à influencer des gérants de stations-service pour servir le carburant dans des bidons dans le seul but de provoquer des ruptures ciblées, d’alimenter la tension sociale et de servir des intérêts subversifs au détriment du bien-être des populations.
Il est bon de rappeler aux manipulateurs de tous bords que la crise des hydrocarbures ne frappe pas que la RCA. En République Démocratique du Congo (RDC), la crise est telle que des avions de ligne se sont vus dans l’impossibilité d’atterrir par manque critique de kérosène. Au Cameroun, les stocks de sécurité en gazole se limitent actuellement à trois jours d’autonomie, augurant d’une crise imminente dans ce pays frère.
Face à ce tableau, la RCA, grâce à la vigilance des autorités et au patriotisme des acteurs économiques honnêtes que sont les marketeurs, tient bon et continue d’agir avec anticipation.
Le BRDC entre perte de légitimité et manipulation
S’agissant de la question de manœuvres subversives du BRDC, cette plateforme tient à souligner l’illégalité juridique et l’inexistence légale de la bannière «BRDC». Le BRDC prétend agir dans le cadre de la loi sur les partis politiques. Or, en droit public centrafricain, le «BRDC» n’est ni un parti politique enregistré ni une association reconnue par la Charte des Partis Politiques ou le Ministère de l’Administration du Territoire. Il s’agit plutôt d’une coalition de fait, dépourvue de personnalité juridique.
La réalité est qu’aucun agrément ministériel ni récépissé officiel n’a jamais été délivré au «BRDC» en tant qu’entité propre. Par conséquent, les partis politiques légalement reconnus ne peuvent pas s’abriter derrière un label illégal et non immatriculé pour mener des actions de déstabilisation ou échapper aux responsabilités civiles et pénales qui découlent de leurs appels à l’insurrection.
Puisque le «BRDC» constitue une structure clandestine agissant comme un amortisseur politique et un écran d’impunité, le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local est fondé à «interdire formellement toute activité, réunion ou manifestation sous la bannière non reconnue du BRDC, engager des procédures d’interdiction de fonctionnement à l’encontre de cet attelage informel et sanctionner les partis membres qui violent la réglementation sur les coalitions non enregistrées.
Espérons que les autorités compétentes prendont en compte cette proposition républicaine de mettre un terme aux actions subversives du «BRDC» afin d’éviter les troubles à l’ordre public, réduire le taux élevé de désinformation de ces mauvais génies pour que la RCA puisse retrouver définitivement la paix.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
