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Selon la déclaration du membre du gouvernement, le différend entre les deux élèves aurait commencé le lundi 2 novembre 2026. Mais la situation a connu une escalade inquiétante dans l’après-midi du mercredi, aux environs de 15 heures, lorsqu’un des protagonistes aurait fait appel à ses acolytes. Ces derniers se seraient introduits dans l’enceinte de l’établissement avec des armes blanches.
Préoccupé par la sécurité des élèves et du personnel éducatif, le proviseur a rapidement alerté les forces de l’ordre. Leur intervention s’est toutefois déroulée dans un climat particulièrement tendu, marqué par l’hostilité d’une foule venue notamment des quartiers environnants.
Le bilan de ces violences est préoccupant. Le ministre déplore des chocs émotionnels parmi les élèves, des blessures dans les rangs des forces de l’ordre, ainsi que d’importants dégâts matériels. Les résidences du proviseur, du censeur et de l’intendante ont notamment été prises pour cible. Les bureaux de l’établissement ont également été saccagés et pillés.
Face à cette situation, le ministre d’État n’a pas caché son indignation, qualifiant ces actes d’« absolument inadmissibles dans un établissement scolaire ». Il rappelle que l’école doit rester « un sanctuaire du savoir, de l’éducation, de la discipline, du respect mutuel et de la construction de la citoyenneté ».
Dans son adresse, le membre du gouvernement a également lancé un appel à l’apaisement et à la responsabilité collective.
S’adressant particulièrement aux parents d’élèves, il les a exhortés à mieux encadrer leurs enfants et à leur inculquer les valeurs de discipline et de respect. « L’éducation commence à la maison », a-t-il rappelé.
Aux élèves du lycée des Martyrs, le ministre a lancé un avertissement contre toute manipulation par les fauteurs de troubles : « Ne vous laissez pas entraîner par les fauteurs de trouble au risque d’hypothéquer votre avenir. Sachez que la nation a besoin de vous. »
Par ailleurs, le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique que les autorités compétentes ont été saisies et que des investigations sont en cours. Celles-ci devront permettre d’établir les circonstances exactes des événements, d’identifier les auteurs et co-auteurs et de situer les responsabilités conformément aux textes en vigueur.
Ces incidents relancent ainsi la question de la sécurité dans les établissements scolaires en République centrafricaine et rappellent l’urgence de préserver l’école de toute forme de violence. Un espace qui doit avant tout rester consacré à l’apprentissage, à l’éducation et à la formation des citoyens de demain.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
