Les Centrafricains n’ont cessé de dénoncer les ingérences extérieures dans les affaires centrafricano-centrafricaines. Cela est inadmissible, selon les dispositions de la Constitution de la République Centrafricaine du 30 août 2023. Le peuple Centrafricain, dans son écrasante majorité, n’accepterait plus que l’extérieur puisse donner des injonctions. Pas plus tard, depuis la semaine dernière, le Parlement Européen veut d’ingérer dans les affaires intérieures de la République Centrafricaine.
En effet, le 10 juillet 2025, le Parlement Européen, a adopté une résolution concernant le présumé espion Martin Joseph Figueira pour exiger sa libération. Cette prise de position a très vite suscité la réaction des Centrafricains avertis et ces derniers dénoncent une telle agitation.
Ce Parlement Européen, a tout intérêt de comprendre que la République Centrafricaine est un État Libre et Souverain, et elle a le droit de punir les contrevenants.
Tout Centrafricain qui enfreint la loi en Europe sera arrêté et traduit en justice. Il s’avère que le Parlement Européen exige l’extraterritorialité et l’immunité d’un Européen sur le territoire centrafricain, ce qui constitue en réalité, un retour au passé colonial !
Martin Joseph Figueira est soupçonné d’avoir commis un crime grave sur le territoire centrafricain et doit être condamné par un tribunal centrafricain si sa culpabilité est prouvée.
Actuellement, les Centrafricains ont malheureusement constaté qu’une information active et une pression internationale pèse sur le dossier Figueira. L’opinion publique centrafricaine, à travers le «Collectif des Organisations Citoyennes pour la Stabilité et le Développement de la Centrafrique» (COC-SDC), n’a pas caché son indignation vis-à-vis de cette prise de position et critique cette fameuse résolution du Parlement Européen et déclare que l’ingérence dans les affaires intérieures de la RCA est inacceptable.
Il est aujourd’hui judicieux de rappeler quelques dispositions de la Constitution de la République Centrafricaine à ce parlement Européen qui, en préambule, dispose : «La République Centrafricaine est un Etat Indépendant, souverain, responsable de son destin, capable de prendre en charge l’avenir de son peuple». Donc, ce Parlement Européen, doit se renseigner d’abord avant de prendre position contre la République Centrafricaine.
La République Centrafricaine d’aujourd’hui, n’est pas celle d’hier. Par conséquent, les injonctions de l’extérieur, comme ce faut dans le passé, sont nulles et de nulles effets sous la 7ème République !
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna