La République Centrafricaine, à l’instar de certains pays Africains, s’apprête à réclamer de l’Occident, la restitution de ses biens culturels. Une rencontre entre les membres de la Commission en charge d’examiner le projet de la création d’un comité en charge du dossier s’est tenue le mardi 04 novembre 2025.
Cette initiative marque une étape importante dans la reconquête de l’identité culturelle nationale et la mise en valeur des richesses historiques du pays. Selon les informations fournies par le ministère en charge du Secrétariat Général du Gouvernement et de Relation avec les Institutions Républicaines, ce projet de Décret, vise à doter le pays d’un organe consultatif et opérationnel chargé d’appuyer le Gouvernement dans la conduite des actions relatives à la restitution, à la réintégration et à la sauvegarde des objets d’art et autres biens culturels Centrafricains se trouvant à l’étranger.
À travers cette démarche, le Gouvernement Centrafricain, réaffirme son engagement à rétablir la mémoire collective et à renforcer la coopération culturelle internationale, dans un esprit de justice patrimoniale et de respect mutuel entre nations.
Ce projet de Décret adopté avec amendements par les Commissaires, sera repris et mis en forme en vue de son inscription à l’ordre du jour du Conseil des Ministres. La Commission en charge de l’examen des projets des textes officiels, est constituée d’une équipe de la présidence, avec à sa tête de Patrick Emery Nguérembassa, Président de la Commission et Ministre, Conseiller Juridique. Il est assisté de Janin Nazaire Damossa, Inspecteur d’État.
Quant à la délégation des Experts du Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, elle est conduite par Alfred Lambert Bonezoui, Inspecteur Central en matière des Arts et de la Culture.
Il y a lieu de souligner que plusieurs pays africains, ont réclamé la restitution de leurs biens culturels, notamment le Bénin, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Tchad et Madagascar. Ces demandes portent souvent sur des objets symboliques volés ou acquis pendant la période coloniale, et les démarches, bien qu’en cours, sont souvent longues et complexes.
Cyrille Renaldi Wegué Nidi
