C’est la position exprimée par Evariste Ngamana, Porte-parole du candidat Faustin Archange Touadéra, ce samedi 03 janvier 2025. Cette réaction intervient quelques heures après la sortie médiatique hasardeuse de candidat Anicet Georges Dologuélé qui s’est auto-proclamé «vainqueur» de l’élection du 28 décembre 2025.
Pour la petite histoire, Anicet Georges Dologuélé, a organisé une conférence de presse en date de vendredi 02 janvier 2025, où il s’est auto-proclamé «vainqueur» de l’élection présidentielle en République Centrafricaine, alors que l’Autorité Nationale des Elections (ANE), commence à publier les résultats bureau de vote par vote, en respectant les dispositions de la Constitution du 30 août 2023 et le Code Electoral.
D’ailleurs, ces premiers résultats rendus publics par l’ANE, placent largement en tête le Président sortant, Faustin Archange Touadéra, dans les préfectures de Bangui, de l’Ombella-M’Poko, du Haut-Mbomou et de la diaspora.
En sa qualité de Porte-parole du candidat Faustin Archange Touadéra, mais aussi en tant que citoyen profondément attaché au respect des règles démocratiques pour répondre à la déclaration publique faite le vendredi 02 janvier, par Monsieur Anicet Georges Dologuélé, qui s’est autoproclamé «vainqueur» de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, alors même que la proclamation officielle des résultats définitifs n’est pas encore intervenue.
Inutile de rappeler que sur le plan politique, la démocratie repose non seulement sur le suffrage universel, mais surtout sur le respect des règles communes et la reconnaissance des institutions chargées d’en exprimer les résultats.
Selon Evariste Ngamana, la République Centrafricaine, sort progressivement d’une histoire marquée des crises politiques récurrentes. Dans ce contexte, chaque acteur politique porte une responsabilité historique particulière : celle de préserver la paix, la cohésion nationale et la confiance du Peuple dans le processus démocratique.
Se déclarer «vainqueur» d’une élection avant la proclamation officielle des résultats revient à «fragiliser la sérénité du climat politique, semer le doute dans l’opinion publique, et exposer inutilement notre pays à des tensions évitables».
A cette occasion, Evariste Ngamana, a rappelé à la presse que depuis l’entame de ce processus électoral, le candidat Faustin Archange Touadéra, a fait le choix constant de la retenue, du respect mutuel et de la responsabilité politique. «Nous considérons que la victoire électorale n’est ni un slogan ni une déclaration médiatique, mais un constat institutionnel fondé sur des procédures légales», a-t-il précisé.
Cependant, il a noté que la maturité démocratique exige donc que chaque candidat accepte d’attendre les résultats officiellement proclamés, par respect pour le Peuple souverain et pour les institutions de la République.
Au-delà de l’aspect politique de l’aventure engagée par Monsieur Dologuélé, il faut surtout noter que les textes qui régissent les élections en République Centrafricaine sont clairs, précis et sans équivoque.
Conformément à la Constitution du 30 Août 2023, au Code électoral et aux textes réglementaires en vigueur, «L’Autorité Nationale des Elections (ANE) est chargée de la centralisation et de la proclamation des résultats provisoires des élections. Le Conseil constitutionnel est l’unique institution habilitée à proclamer les résultats définitifs des élections», a-t-il fait mention.
Pour ce faire, aucun candidat, aucune coalition, aucune organisation politique ne dispose d’un fondement légal lui permettant de proclamer les résultats électoraux, encore moins de s’auto-attribuer la victoire.
En droit, une telle déclaration, «est dépourvue de toute valeur juridique, n’engage ni l’Etat ni les institutions, et ne peut produire aucun effet légal». Car, poursuit-il, la démocratie constitutionnelle repose sur le respect strict des procédures de recours, notamment : «Le dépôt des contestations dans les délais légaux, l’administration de la preuve, et l’acceptation des décisions rendues par les juridictions compétentes».
C’est ce cadre juridique qui garantit l’égalité entre les candidats et protège la crédibilité du processus électoral. Au regard de cette analyse, le candidat Faustin Archange Touadéra tient à «réaffirmer sa confiance dans l’administration électorale, appeler à la cessation immédiate de toutes formes de pression exercées aussi bien sur l’ANE que sur le Conseil constitutionnel, inviter le ministère de l’Administration du Territoire à constater l’obstruction faite par Monsieur Anicet Georges Dologuélé, quant à la conduite sereine du processus électoral en cours et d’en tirer toutes les conséquences nécessaires, appeler le Peuple centrafricain et les partenaires extérieures à ne se fier qu’aux proclamations officielles qui seront faites bientôt par l’ANE et le Conseil Constitutionnel».
Debout et non-résigné, «nous sommes plus que déterminés à faire triompher la vérité des urnes sur les velléités de déstabilisation», a conclu Evariste Ngamana.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
