Dans plusieurs témoignages recueillis au cours d’un moment d’échange avec les professionnels des médias le mardi 06 janvier 2026 à Bangui, le 1er Archevêque Evangélique de Centrafrique, Noël Démongaï, de la Mission Apostolique pour le Réveil Mondial (MARM), a partagé son point de vue sur la problématique de la sorcellerie en République Centrafricaine. Ce leader religieux, a qualifié de pratique occulte destructrice, souvent invisible à l’œil humain, mais aux conséquences graves tant sur les individus que sur la société dans son ensemble, la pratique de la sorcellerie par certains usagers.
Selon l’Archevêque Evangélique de Centrafrique, Noël Démongaï, un cas récent d’une femme âgée de 35 ans, victime présumée d’un envoûtement causé par ses propres enfants, a attiré l’attention de la communauté.
Le prélat a affirmé que cette situation nécessite une prise de conscience collective sur la réalité de la sorcellerie, en insistant sur le rôle de l’Eglise dans la lutte contre ces pratiques. «Nous, hommes de Dieu, avons le devoir de libérer ceux qui sont liés par la sorcellerie. C’est une mission spirituelle que nous assumons au nom de Dieu. Mais, nos efforts sont souvent ignorés par les autorités civiles qui se réfèrent uniquement aux lois humaines, sans tenir compte de la dimension spirituelle de notre combat», a-t-il expliqué.
Ce dernier déplore par ailleurs, l’incompatibilité perçue entre les lois de l’Etat et les réalités spirituelles, appelant à un dialogue ouvert entre les autorités étatiques et les responsables religieux. «Ils oublient que la loi vient de Dieu, transmise à Moïse. Pourtant, ils condamnent ceux qui se défendent contre la sorcellerie, sans considérer la vérité spirituelle», a-t-il fait savoir.
Par la même occasion, l’Archevêque Evangélique de Centrafrique, Noël Démongaï, invite les autorités compétentes à assister à des séances de délivrance afin de «voir de leurs propres yeux les manifestations spirituelles» avant de tirer des conclusions ou d’appliquer des sanctions légales.
Ce leader religieux demande enfin une franche collaboration entre les hommes de Dieu et les hautes autorités du pays, pour pouvoir réduire considérablement les phénomènes de la sorcellerie en Centrafrique.
Marcelin Endjikélé Kossikako
