Les responsables de district sanitaire ainsi que des différentes couches sociales ont évalué les activités sanitaires et surveillance 2025. Une initiative du ministère de la Santé et de la Population, en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Du 27 au 30 janvier 2026, les participants ont passé en revue la couverture vaccinale de l’année précédente sur l’ensemble du territoire national.
Cet atelier est un espace d’analyse rigoureuse permettant ainsi aux participants de faire le point sur les progrès réalisés identifiés des principaux défis rencontrés, mais aussi d’échanger autour des thématiques, des axes de réflexion définis et adaptés au contexte local, en vue d’apporter des pistes de solutions sur comment relever les défis.
Cependant, il y a lieu de souligner que ce programme élargi de vaccination, demeure l’une des interventions le plus essentiel, équitable et porteur d’impact pour réduire la mortalité et la morbidité chez les enfants, en dépit de la fragilité du système de santé.
Prenant la parole, Dr Marie Constance, Représentante de représentante de l’OMS empêchée, se réjouit des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la santé et le bien-être des populations. «Je me réjouit au nom des partenaires des engagements constants pour le renforcement de la vaccination. Le gouvernement déploie des efforts pour assurer la santé de sa population en particulier des enfants vulnérables dans des zones urbaines et rurale enclavées». Néanmoins, poursuit-elle, «les niveaux de couverture vaccinale, reste illégaux selon les régions, notamment dans des zones touchées par l’insécurité», a-t-elle relevé.
Dans son discours de circonstance, le Directeur population et soins de santé primaire (DGPSSP), Dr André Kouabosso, a rappelé les indicateurs des données récentes d’enquêtes de la couverture vaccinale, malgré les efforts et les ressources mobilisées, les résultats restent en dessous des ambitions.
Celui-ci a également mis un accent particulier sur des priorités majeures de cette rencontre, notamment le renforcement effectif de la coordination entre les directions centrales des régions sanitaires, des districts, des formations sanitaires, et des partenaires avec les acteurs pour éviter des duplications et optimiser l’utilisation de ressources et garantir une complémentarité réelle des interventions.
Le programme pour la vaccination à l’horizon 2030, a défini une vision ambitieuse, un monde où chaque individu, où qu’il se trouve et quel que soit son âge, bénéficie pleinement de vaccins pour sa santé et son bien-être.
Cette vision, faut-il le préciser, se décline au niveau, à travers la politique nationale de vaccination de la RCA qui vise à faire du pays, un espace où toute personne de différentes communautés vivent à l’abri des maladies évitables par la vaccination.
Carole Bycekoan
