Les femmes journalistes de Centrafrique, ont observé une journée de réflexion le jeudi 9 avril 2026 à Bangui. Un rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le 8 mars de chaque année. L’objectif est d’éclairer ces femmes de médias, à comprendre comment faire pour revendiquer leurs droits.
Cette rencontre a eu lieu dans l’enceinte de la Radio Voix des Femmes à Bangui, sise sur l’avenue des Martyrs, non loin du Lycée de Miskine, avec la participation de plusieurs femmes journalistes.
Selon Lydie Sérégaza, Haut Conseiller de la Communication qui a présidé cette rencontre, la République Centrafricaine dispose d’un paysage médiatique composé de différents organes de presse et la place des femmes est en progression. Mais, il y a encore des défis. «La place de la femme, est en progression, mais ça reste marquée par des inégalités structurelles importantes. Voilà pourquoi, nous avons organisé cette journée, afin de faire comprendre aux femmes de médias, comment elles doivent revendiquer leurs droits», a-t-elle justifié.
Celle-ci a ajouté que les femmes journalistes font face à des défis entre autres, les abus et harcèlement sexuels, sans oublier la discrimination. Pour elle, il est temps qu’elles se lèvent pour dénoncer tout cela. «Il est temps maintenant pour nous de se rencontrer, pour voir quel mécanisme mettre en place pour dénoncer toutes ces inégalités», a-t-elleinsisté.
Pour le Haut Conseiller en Communication, Lydie Sérégaza, à l’issue de cette rencontre, une cellule d’écoute sera mise en place et cette cellule va élaborer un Code de Bonne Conduite pour chaque Rédaction, pour permettre aux femmes journalistes de dénoncer librement les cas d’abus et harcèlement sexuels, ou tout autre comportement qui peuvent freiner l’épanouissement de la femme centrafricaine.
Brenda Jovia Epiphanie Yafara
