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Le Conseil Supérieur Islamique Centrafricain (CSISCA) a organisé le samedi 9 mai 2026, dans l’enceinte de la mosquée Ali Babolo dans le 3ème arrondissement de Bangui, un atelier de relecture et de validation des documents juridiques de ladite organisation, en prélude à l’assemblée générale ordinaire qui est prévue dans les jours avenirs. Au total 30 délégués venus des organes de base de la communauté sont conviés à ce moment de réflexion.
Ils sont des hommes et des femmes venus des mosquées de la capitale et ceux des préfectures, afin de prendre part à ces assises. Deux jours durant, ces délégués ont abordé quelques imperfections jugées importantes dans les statuts et règlement intérieur de leur organisation, qui entravent son bon fonctionnement.
L’enjeu de cette rencontre est de préparer le terrain aux nouveaux dirigeants qui seront élus lors de l’assemblée générale ordinaire qui se pointe à l’horizon, afin de les doter des documents juridiques qui répand aux exigences de l’heure.
Mamadou Ramadji, Président du conseil d’administration, et président du comité d’organisation desdites assises donne des éclaircissements sur cette rencontre. « Cette rencontre est une étape cruciale par rapport à l’assemblée générale qui se point à l’horizon. C’est un travail très technique, que l’accès n’est donné à tout le monde. Juste les quelques têtes pensantes des organes, qui vont faire la relecture des textes des statuts et règlement intérieures, qui, après cinq ans, présentent des faiblesses et de insuffisances vis-à-vis de la réalité » a-t-il évoqué.
Sur la question de la crise fratricide qui menace la survie de la communauté, le président du conseil d’administration souligne qu’« il n’y a pas de crise dans la communauté ; mais plus tôt, une incompréhension de la part de certains membres du bureau et aussi, une mauvaise interprétation des textes régissant le fonctionnement du conseil. Puisque, c’est écrit nulle part qu’après la mort du président, il faut mettre en place un comité ad hoc. Et ceux qui ont organisé l’assemblée de la fois passée ne sont pas habilités à le faire. Nous les invitons à revenir à la raison » a-t-il conseillé.
Il convient de rappeler qu’il y a une forme de dissidence qui ne dit pas son nom au sein du Conseil islamique centrafricain : un ancien bureau dirigé par l’Imam Rator, qui s’active dans les préparatifs de l’assemblée générale et un nouveau bureau dirigé par Imam Abdoulaye Wassilegue, installé le 7 février 2026 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Une situation qui interpelle les autorités compétentes d’agir, afin de mettre fin à cette crise, pour que chaque Centrafricain trouve sa place dans cette 7ème République qui désormais est réellement en marche.
Walter Hugues POUNEBAMBLE
