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Le président de la République, Pr. Faustin Archange Touadera, a rassuré l’opinion nationale et internationale sur la formation du nouveau gouvernement en République centrafricaine. Selon lui, le pays dispose d’un système semi-présidentiel ; donc, une fois que l’Assemblée nationale sera installée, il y’aura une réponse à la préoccupation des filles et fils du pays, concernant la nomination d’un nouveau Premier ministre. Il l’a fait savoir lors de la 3ème édition de déjeuner de presse, le vendredi 08 mai dernier au palais de la Renaissance à Bangui.
En effet, la rencontre conviviale du Président Touadera avec les professionnels des médias centrafricains s’inscrit non seulement dans le cadre de l’édition 3 du déjeuner de presse ; mais aussi en vue de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée en différée en République centrafricaine. Au cours de ce moment riche en échanges directs avec le Chef de l’Etat, plusieurs questions ont été posées au premier Président de la 7ème République dont la persistance inquiétude de la population sur la formation du nouveau gouvernement.
En prenant la parole pour répondre sur ce point, le président Touadera a fait savoir qu’il est tout à fait normal que nos compatriotes veuillent avoir leur gouvernement, avoir les institutions en place. Toutefois, le n°1 centrafricain a indiqué que tout devra se faire en respectant les textes en faisant qu’il n’ait pas des heurts. « Nous sommes dans un système semi-présidentiel, c’est-à-dire lorsque vous nommez un Premier ministre, il a soixante (60) jours pour présenter devant le parlement sa déclaration de politique générale qui devrait être sanctionnée ou l’Assemblée vote où l’Assemblée rejette. En cas de rejet, il doit automatiquement démissionner », a-t-il évoqué.
Le Président Touadera a poursuivi son allocution en disant ceci, « notre dernière assemblée a fini son mandat le 30 avril dernier. Si je devrais nommer un Premier ministre, cela pose un problème, parce que s’il est nommé, il devrait présenter devant le parlement sa déclaration de politique générale. Et si je ne connais pas la configuration, et que je nomme ce Premier ministre qui va se retrouver à une assemblée qui ne lui est pas favorable ou bien les conditions sont difficiles, on va avoir un rejet », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la RCA va devoir disposer d’abord d’un parlement constitué, et en fonction du paysage parlementaire, notamment la configuration de ce parlement suivi, si besoin en est, des négociations politiques avant la formation du gouvernement. Ainsi, le gouvernement prendra en compte les différentes entités, afin de choisir un Premier qui est favorable à la majorité. Il s’agit d’un ensemble de garde-fous, selon le Président de la République, afin de permettre au nouveau locataire de la Primature d’être à l’aise dans sa fonction au service de la Nation.
Finalement, le premier gouvernement de la 7ème République est attendu incessamment, puis que le nouveau bureau complet de la 8ème législature a été mis en place, lundi 11 mai dernier. Il composé de 14 membres.
Régis Stéphane BANGUIMA
