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La 4ᵉ édition du Carrefour de l’emploi a été officiellement lancée lundi 18 mai 2026 sur l’esplanade de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) à Bangui. Présidée par la ministre sortante du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Michèle Mouanga, cette rencontre vise à rapprocher employeurs et demandeurs d’emploi autour des opportunités professionnelles et entrepreneuriales.
Placée sous le thème « une protection sociale pour tous, gage du développement du capital humain en République centrafricaine », cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois du Travail 2026, lancé le 6 mai dernier par le Président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadéra.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs entreprises publiques, privées et parapubliques ont investi l’esplanade de l’ACFPE pour exposer leurs services, leurs savoir-faire, ainsi que les opportunités offertes aux jeunes. L’objectif est de créer un espace d’échanges directs entre recruteurs, entrepreneurs et chercheurs d’emploi.
Parmi les structures présentes figure l’IECD à travers le projet RELIEF-RCA. Pour Mathilde Estiot, cheffe dudit projet, cette initiative constitue un levier important pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, notamment des jeunes filles. « En République centrafricaine, nous travaillons dans les domaines de la formation, de l’éducation, de l’insertion professionnelle et de l’entrepreneuriat. Notre mission consiste à rapprocher les jeunes du secteur privé et du marché du travail, afin qu’ils puissent développer leurs propres activités et valoriser leurs compétences », a-t-elle expliqué.
Même engagement du côté du Centre agro-pastoral Tina Touadéra. Adrienne Sarpandé, responsable du suivi-évaluation a encouragé les jeunes à se tourner vers la formation professionnelle pour devenir des entrepreneurs capables de contribuer au développement économique du pays. « Nous formons les jeunes et les femmes dans plusieurs domaines, notamment la culture de champignons, l’élevage de caprins, de porcins et de volailles. Plus de 400 personnes ont déjà bénéficié de ces formations », a-t-elle indiqué.
Pour la ministre sortante du Travail, Michèle Mouanga, ce carrefour représente avant tout une occasion unique de mise en relation entre les entreprises et les chercheurs d’emploi. « C’est un rendez-vous du donner et du recevoir. Les entreprises viennent directement à la rencontre des jeunes à la recherche d’un emploi ou d’une activité génératrice de revenus. C’est une opportunité offerte par le Chef de l’État, afin de favoriser l’auto-emploi et l’employabilité des jeunes », a-t-elle souligné.
Au-delà des expositions et des échanges, cette 4ᵉ édition du Carrefour de l’emploi traduit la volonté des autorités centrafricaines de renforcer l’employabilité des jeunes et d’améliorer les conditions de travail en République centrafricaine. Les autorités mettent notamment en avant la vulgarisation du nouveau Code du travail, ainsi que les programmes de formation professionnelle destinés à la jeunesse.
Walter Hugues POUNEBAMBLÉ




