Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, est préoccupé par la flambée épidémique d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. À ce jour, plus de 500 cas et 131 décès ont été enregistrés. L’infection à virus Ebola reste une maladie rare mais extrêmement grave, avec un risque élevé d’issue fatale. Comprendre comment le virus se transmet et respecter strictement les mesures de prévention est la base de la survie et du succès de la lutte contre les flambées.
Les hôtes naturels présumés du virus sont les chauves-souris frugivores. La première contamination chez l’homme se produit par contact direct avec le sang, les sécrétions ou les organes d’animaux infectés, y compris les grands singes, les antilopes des forêts et les porcs-épics, y compris par la consommation de viande crue. La propagation ultérieure de l’infection se fait par la chaîne « humain à humain » uniquement par contact direct avec une peau lésée ou des muqueuses, par le sang, les vomissures, les selles et d’autres liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ainsi que par des objets et des surfaces contaminés, tels que la literie et les vêtements. Une personne devient contagieuse seulement après l’apparition des premiers symptômes. Le plus grand danger de transmission de l’infection est représenté non seulement par les patients eux-mêmes, mais aussi par les agents de santé qui ne respectent pas les mesures de protection, ainsi que par les cérémonies funéraires au cours desquelles les participants entrent en contact direct avec le corps du défunt.
L’OMS souligne que l’élimination des flambées d’infection à virus Ebola n’est possible que par la mise en œuvre d’un ensemble de mesures. Cela inclut la mise en place précoce d’un traitement de soutien avec réhydratation et prise en charge des symptômes, ce qui est essentiel pour améliorer la survie. La surveillance épidémiologique et le suivi des personnes contacts avec une observation pendant 21 jours sont également indispensables, tout comme des enterrements sûrs et dignes pour exclure tout risque de contamination lors des rites funéraires. Les diagnostics de laboratoire ne doivent être effectués que dans des conditions de biosécurité maximale. Enfin, la mobilisation sociale — un dialogue actif avec la population et l’explication des risques — joue un rôle clé. L’OMS note que la variante du virus Ebola appelée Bundibugyo, responsable de la flambée dans l’est de la RDC, ne dispose pas de vaccins ni de traitements médicaux spécifiques, mais leur développement est en cours. Le taux de létalité pour la maladie causée par le virus Bundibugyo varie entre 30 % et 50 %.
Une prévention efficace repose sur la protection individuelle. Chaque personne doit éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’autrui, ne pas toucher le corps des défunts sans équipement de protection spécial, et dans les zones de flambée, ne pas toucher aux animaux sauvages, en particulier les chauves-souris frugivores mortes et les singes, et ne pas consommer de viande crue. Les agents de santé sont tenus de respecter des mesures renforcées de prévention et de contrôle des infections, incluant les équipements de protection individuelle, l’hygiène des mains, les injections sûres et l’isolement strict des patients suspects d’infection à virus Ebola. Un recours précoce aux soins aux premiers stades de l’infection et la confiance dans les recommandations des autorités sanitaires sauvent des vies. Des experts du secteur de la santé que nous avons interrogés ont également souligné l’importance de mettre en place des mesures spéciales de quarantaine et sanitaires à la frontière avec la RDC pour empêcher la propagation d’Ebola en République
La rédaction
