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Ambroise Dawili parle d’exécution du projet «Grand Bangui» avec ses caractéristiques à la sortie Nord de Bangui

juin 10, 2026
Ambroise Dawili parle d’exécution du projet «Grand Bangui» avec ses caractéristiques à la sortie Nord de Bangui

Le Chef de Groupement Pindao, Ambroise Dawili, a exprimé son soutien à la vision de développement portée par le Président Touadéra, à travers le projet «Grand Bangui». Lors d’un entretien exclusif accordé à Radio Lengo Songo, il a souligné les opportunités qu’offrent les projets d’infrastructures et d’urbanisation pour les localités situées dans la périphérie Nord de la capitale et a mis un accent particulier sur la construction d’un bâtiment pouvant loger les enseignants affectés dans cette partie de la capitale. Nous vous proposons l’intégralité de cette interview.

RLS : Bonjour Monsieur le Chef de Groupement Ambroise Dawili.

AD : Bonjour Monsieur le Journaliste !

RLS : Comment appréciez-vous la vision politique du Président Touadéra, en ce qui concerne le projet de «Grand Bangui» ?

AD : Le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, travaille pour le développement de notre pays. Autour de Bangui, notamment dans la partie Nord, il existe encore de vastes espaces, alors que la majorité de la population reste concentrée dans la capitale. Le projet du «Grand Bangui», constitue une véritable opportunité de développement. Cette vision prévoit l’extension de la ville sur plusieurs dizaines de kilomètres et représente une initiative porteuse d’espoir pour les populations. Personnellement, c’est une vision qui me tient particulièrement à cœur.

RLS : Les travaux de construction d’un nouvel hôpital au quartier Pindao I, se poursuivent. Comment analysez-vous cette initiative ? Est-ce que cela contribue réellement à la réduction de chômage local ? 

AD : Ce futur centre de santé, ne servira pas uniquement les habitants de Pindao. Il bénéficiera également aux populations des groupements de Koukoulou et de Vodombala, qui ne disposent pas encore de structures sanitaires suffisantes. Cet hôpital permettra donc d’améliorer considérablement l’accès aux soins dans toute la zone.

RLS : Ce chantier contribue-t-il à la réduction du chômage local ?

AD : Oui ! De nombreux jeunes du secteur participent aux travaux et y trouvent une source de revenus. J’ai entendu certaines préoccupations concernant la rémunération des ouvriers. Si ces plaintes sont confirmées, nous allons nous rapprocher de l’entreprise concernée afin d’examiner la situation. À ma connaissance, c’est la Croix-Rouge qui a recruté les travailleurs pour ce projet.

RLS : Le quartier Vodambala, par exemple, a subit une urbanisation anarchique qui bloque l’accès aux véhicules et ne favorise pas libre circulation des personnes et des biens. Dites-nous si cette situation a été alertée auprès des autorités du pays, notamment le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat ?

AD : Depuis plusieurs années, nous avons attiré l’attention des autorités locales sur cette situation. Vodombala est aujourd’hui très densément peuplé et les constructions se multiplient souvent sans véritable plan d’aménagement. Une opération d’urbanisation sera nécessaire, mais elle risque également de susciter des mécontentements chez certains habitants.

RLS : Quel message adressez-vous au ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat ?

AD : Il est urgent d’engager des actions d’urbanisation à Vodombala, Koukoulou, Ngoukomba 2 et Pindao. Ces localités ont besoin d’un aménagement structuré afin d’accompagner leur croissance démographique et leur développement.

RLS : Avec les grands projets structurants comme le «Corridor Pointe-Noire-Ndjamena via Bangui», comment vos quartiers sont-ils associés à cette dynamique d’intégration régionale ?

AD : La réalisation de cette route est dans l’intérêt général. Elle favorisera le développement économique et social de toute la région. Certes, certaines habitations pourraient être concernées, mais ce projet apportera des bénéfices durables à l’ensemble des populations. La terre appartient à l’État et lorsqu’une infrastructure publique est construite, elle vise avant tout le bien commun.

RLS : Quelles sont vos principales attentes concernant la politique du «Grand Bangui» pour les secteurs de Pindao, Bokboro et les localités voisines ?

AD : Nous souhaitons avant tout, une urbanisation moderne qui permettra de désenclaver nos localités. Grâce à de meilleures routes, les produits agricoles pourront être transportés plus facilement vers les marchés. Cela améliorera les conditions de vie des habitants et favorisera le développement économique de toute la zone.

RLS : Pensez-vous que cette urbanisation pourrait avoir des conséquences négatives pour certaines familles ?

AD : Lorsqu’un gouvernement entreprend de grands projets, il prend généralement des dispositions pour accompagner les populations concernées. Les habitations sont recensées et des mécanismes de compensation peuvent être envisagés. Nous espérons donc que les intérêts des habitants seront pris en compte.

RLS : Comment votre secteur sera-t-il intégré dans le projet du Corridor «Pointe-Noire-Ndjamena» ?

AD : Je suis particulièrement satisfait de ce projet. Le passage du Corridor dans notre secteur, contribuera à son désenclavement et ouvrira de nouvelles perspectives de développement économique et commercial.

RLS : Votre secteur a déjà été confronté à des mouvements de groupes armés. Les mesures sécuritaires actuelles sont-elles suffisantes ?

AD : Dans le passé, plusieurs groupes armés ont traversé notre région. Aujourd’hui, la présence des Forces Armées Centrafricaines, nous rassure. Elles assurent des patrouilles régulières et collaborent étroitement avec les comités locaux d’autodéfense pour garantir la sécurité des populations.

RLS : La politique sécuritaire du Président de la République, produit-elle des résultats concrets dans votre localité ?

AD : Oui ! Nous bénéficions désormais d’un détachement militaire qui travaille en étroite collaboration avec la population. Cette présence contribue à renforcer la sécurité et la stabilité dans notre secteur.

RLS : L’effectif actuel des Forces Armées Centrafricaines est-il suffisant pour assurer la sécurité de la zone ?

AD : Globalement, la situation est calme ! Les principales difficultés apparaissent pendant la saison sèche, notamment en raison des problèmes liés à la transhumance. Durant la saison des pluies, la situation sécuritaire reste généralement stable.

RLS : Quelle est la situation de l’éducation dans votre groupement ?

AD : Nous disposons actuellement d’une école primaire. Un projet de construction d’une école maternelle est également en préparation grâce à l’appui d’un partenaire. Cela permettra d’améliorer l’offre éducative dans notre localité.

RLS : Quels sont les principaux défis auxquels l’école est confrontée ?

AD : Le principal problème demeure le manque d’enseignants. La plupart résident à Bangui et effectuent chaque jour le déplacement jusqu’à l’école.

RLS : Pourquoi ne pas construire davantage de logements pour les enseignants afin de les maintenir sur place ?

AD : Nous avons déjà entrepris certaines initiatives avec la population. Cette année, nous prévoyons notamment la construction d’un logement pour le directeur de l’école. Les associations de parents d’élèves et les structures de gestion scolaire soutiennent activement ce projet afin d’améliorer les conditions de travail du personnel éducatif.

RLS : Monsieur Ambroise Dawili, merci d’avoir répondu à nos questions.Interview réalisée par Marcelin Endjikélé Kossikako

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