Le Premier Ministre Centrafricain, Félix Moloua, a présidé le mardi 09 juin 2026, dans la salle de la conférence Lory, dans le 2ème arrondissement de Bangui, une réunion de validation du Plan National de Préparation et de Riposte à l’Importation de la Maladie à Virus Ebola, souche Bundibugyo. Un budget de 19 milliards de FCFA, est à louer pour renforcer la surveillance des frontières et sensibiliser la population.
Cette rencontre a permis d’examiner et de valider les stratégies de prévention, de préparation et de riposte face à une éventuelle importation du virus Ebola sur le territoire national.
Cette rencontre est une occasion qui a permis aux membres du gouvernement de s’imprégner de la situation. Ainsi, Dr Marthe Augustine Kirimat, Ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, et de l’Enfant, a pris part aux travaux aux côtés de Chef du gouvernement et du Ministre de la Santé Publique et de la Population, Dr Pierre Somsé, et des partenaires technique et financier, ainsi que de nombreux praticiens de la médecine. Ce plan de riposte a été présenté par le Directeur Général de l’Institut Pasteur de Bangui, Pr Emmanuel Nakoune, et des responsables du ministre de la Santé.
Dans son exposé, il a fait le point des manifestations de cette fièvre hémorragique qui se caractérise par de fortes fièvres et des hémorragies souvent mortelles, qui frappent de nouveau l’Afrique centrale.
Selon OMS, pendant le mois de mai 2026, plus de 906 cas suspects et 223 décès ont été enregistrés. Un chiffre supérieur aux données officielles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui faisait état le 16 mai de 8 cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès dans les provinces de l’Ituri.
Quel que soit l’estimation retenue, l’ampleur inquiétante en RD-Congo, comme dans les pays voisins, retient l’attention des autorités centrafricaines, à mettre en place un Plan National de Riposte à Virus Ebola. Ceci par rapport au profil des personnes touchées le long de la zone frontalière, «protège des vies». Message clé du gouvernement «Prévenir coûte moins cher que guérir», a évoqué le Premier Ministre.
Si aucun cas d’Ebola n’a été enregistré en RCA alors qu’il est enregistré depuis 1976 au Congo Kinshasa voisin, c’est grâce a la vigilance des autorités. Une vigilance mobile accrue a même été lancée pour suivre toute personne suspecte présentant le symptôme de cette maladie virale très dangereuse, le gouvernement centrafricain a pris le devant pour prévenir l’extension de l’épidémie en Centrafrique.
Et vu la proximité géographique avec la RDC, le gouvernement a mise en place des mesures préventifs pour éviter une catastrophe. A cet effet, la surveillance des points d’entrée par voie fluviale et aérienne sera renforcée.
Pour cette circonstance, Dr Pierre Somse, se trouve satisfaite cette réunion et invite la population d’être sur ses gardes, «très satisfait à l’issue de cette réunion du comité technique qui s’est livré par la validation du plan de contingence, de préparation de riposte à l’épidémie à virus Ebola et qui s’est soldé également à une mobilisation de tous les partenaires du gouvernement. Le membre du gouvernement encourage l’appui de ce plan de surveillance, sur l’appel du Premier Ministre, pour que chaque Centrafricain doit être rassuré que le gouvernement et ses partenaires sont mobilisés pour assurer la préparation adéquate aux menaces de l’épidémie à virus Ebola», a-t-il souligné.
Pour la prévention, le Ministre de la Santé déclare qu’«étant donné que nous n’avons pas encore enregistré de cas, il est important de prévenir la riposte lorsque le cas est déclaré par la préparation qui est basé sur la prévention et l’atténuation de risque. C’est le sens du plan que nous avons développé. Mais, la population ne doit pas dormir. Elle doit rester éveiller car, cette lutte doit engager tout le monde, et l’épidémie intervient et survient dans l’intimité des familles, des foyers, de la communauté, et celle des individus. C’est pour cela que, les individus sont les principaux acteurs. C’est en appui à eux que le gouvernement et la communauté internationale se mobilisent pour un engagement. Donc, elle ne doit pas céder à la peur, mais plutôt adopter des comportements responsables et s’inscrire pleinement dans une logique de responsabilisation et de partenariat avec tous les partenaires», a-t-il lancé.
Le ministère de la Santé et de la Population, sous la vigilance de Dr Pierre Somsé, et la rigueur du Premier Ministre, Félix Moloua, grâce au leadeurship éclairé de Pr Faustin Archange Touadéra, s’activent dans la mise en œuvre du plan de riposte contre les épidémies qui surgissent dans la sous-région, afin de protéger le Peuple Centrafricains des risques endémiques. Ursula Dorcas Maëlla Yamonzeret
