Lors de la Rentrée Judiciaire de l’année 2026-2027, le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, le vendredi 19 juin 2026, a rappelé aux acteurs judiciaires, les exigences de la 7ème République.
En effet, la rentrée judiciaire, est traditionnellement un moment de vérité républicaine. Elle offre à l’institution judiciaire l’occasion de faire son examen de conscience et au pouvoir politique celle de réaffirmer son attachement à l’Etat de droit.
C’est à cette occasion que le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, a fait un constat juste, tout en reconnaissance que la justice centrafricaine souffre d’un déficit chronique de confiance, alimenté par les soupçons de corruption, les interventions politiques et l’inégalité manifeste des citoyens devant la loi.
C’est pourquoi, il n’est pas passé par le dos de la cuillère pour crasher ses quatre vérités au visage des acteurs de la justice centrafricaine. «Je voudrais rappeler que la Septième République a implémenté la bonne gouvernance qui s’impose à tous, à travers l’obligation de redevabilité qui exige que tous ceux qui ont une responsabilité rendent compte des missions qui leur sont confiées», a-t-il déclaré.
Cette audience solennelle, poursuit-il, l’offre l’occasion de rappeler aux acteurs judiciaires l’impératif de la lutte contre la corruption et les crimes économiques. «A l’aube de ce septennat, j’ai décrété une tolérance zéro contre les prédateurs de la fortune publique», a-t-il soutenu.
La Cour des Comptes dans ses nouvelles missions doit évaluer la performance, l’efficacité, la conformité, voire la pertinence de chaque entité ayant la charge de gérer les deniers publics, y compris les projets et programmes financés par les partenaires pour le développement du pays.
«J’adresse aujourd’hui un message clair et ferme à l’ensemble des acteurs judiciaires : la lutte contre la corruption, le détournement des deniers et biens publics et le pillage de nos ressources naturelles doit être menée sans faiblesse, sans esprit de recul et sans considération de rang social», a développé le Président Touadéra.
Pour lui, les fonctions administratives et politiques ne sont plus des opportunités d’enrichissement illicite. «J’attends du Parquet une réactivité totale et des Juges du siège une sévérité exemplaire face aux crimes économiques qui asphyxient le développement de la République Centrafricaine», a-t-il insisté.
La Rédaction
