Le lundi 13 juillet 2026, le Ministre chargé des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a présidé à son cabinet de travail à Bangui, une réunion interministérielle. Cette rencontre qui a regroupé le Groupement Interprofessionnel de Centrafrique, conduit par son Président Laurence Nassif et les autres acteurs du secteur économique, vise à renforcer la coopération entre l’Etat centrafricain et les acteurs du secteur forestier, en vue de préserver l’équilibre économique. Ceci en présence du Ministre de l’Economie Forestières, des Ressources Fauniques et Aquatiques, Gervais Mbata, ainsi que le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, Opportune Edwige Pouninguinza.
C’est dans un contexte international incertain que le gouvernement centrafricain intensifie le dialogue avec les acteurs économiques, afin d’anticiper et de contenir les effets des tensions mondiales.
Au cours des échanges, les opérateurs forestiers sont revenus sur la baisse des cours mondiaux du bois ainsi que les tensions persistantes sur le marché pétrolier, notamment, la hausse du prix du carburant, qui atteint 1.735 FCFA le litre, pouvant atteindre 1.900 FCFA sur site. Ces difficultés, selon ces derniers, pèsent sur la production, l’emploi et la stabilité économique du secteur.
Prenons la parole à tour de rôle, le Ministre chargé des Finances et du Budget, Hervé Ndoba et ses deux collègues, ont réaffirmé l’engagement du gouvernement à préserver la stabilité macroéconomique, en explorant des pistes d’ajustement à travers la modulation du paiement du loyer forestier, la gestion de la TVA sur les intrants énergétiques, ainsi que les modalités d’approvisionnement en carburant.
Pour sa part, le Ministre de l’Economie Forestière, des Ressources Fauniques et Aquatiques, Gervais Mbata a, dans ses interventions, précisé que ces préoccupations seront prises en compte par le gouvernement. «Ces propositions feront l’objet d’analyses approfondies, afin d’en assurer la faisabilité et la soutenabilité, dans l’optique d’une réponse adaptée, face aux défis présents», a-t-il souligné.
La priorité pour la République Centrafricaine, demeure la stabilité économique, la sauvegarde des recettes publiques et le soutien aux filières stratégiques, dans un contexte mondial qui exige la vigilance, la cohésion et le sens des responsabilités.
Carole Bycekoan
