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La République Centrafricaine enregistre une évolution encourageante dans la lutte contre l’épidémie de Choléra. Les autorités sanitaires ont annoncé une baisse significative du nombre de cas, fruit des efforts conjoints du ministère de la Santé et de la Population ainsi que de ses partenaires techniques et humanitaires. Cette annonce est faite le 18 juillet dernier, lors de la conférence de presse hebdomadaire du ministère de la Santé et de la Population, consacrée au suivi de la prévention de la maladie à virus Ebola et de la riposte contre le Choléra. Représentant le ministre de la Santé et de la Population, Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, Pr Emmanuel Nakouni, a présenté la situation épidémiologique actuelle en RCA.
Selon lui, depuis le début de l’épidémie, 643 cas cliniques et confirmés en laboratoire ont été recensés à travers le pays, avec 44 décès enregistrés. Au total, 31 décès sont survenus en milieu communautaire : des personnes n’ayant pas rejoint à temps les structures sanitaires, tandis que 11 décès ont été enregistrés dans les formations sanitaires.
Profitant de cette occasion, Professeur Nakouni a rappelé que les premiers foyers de l’épidémie sont apparus dans les localités situées le long du fleuve Oubangui, notamment entre Bangui, Bimbo et Mougoumba.
Face à cette situation, le ministère de la Santé, a rapidement déployé une réponse d’urgence, notamment par la distribution de sels de réhydratation orale, l’approvisionnement des populations en eau potable et le renforcement des actions de sensibilisation.
Il a également salué l’appui des partenaires, en particulier l’UNICEF, qui a réalisé plusieurs forages dans les villages touchés afin de réduire la consommation de l’eau du Fleuve Oubangui, identifiée comme principale source de contamination.
Le responsable sanitaire a expliqué que cette contamination est favorisée par la proximité avec la République Démocratique du Congo (RDC), où une épidémie de Choléra sévit également.
Les échanges permanents entre les populations vivant de part et d’autre du Fleuve ont facilité l’introduction de la maladie sur le territoire centrafricain.
Marcelin Endjikélé Kossikako
