Dans un communiqué radio signé par le Magistrat Hors hiérarchie, Premier Président de la Cour d’Appel de Bangui, Thierry Joachim Pessiré, relatif au démarrage de la première Session Criminelle de l’année en cours, la Cour d’Appel, a convoqué une réunion préparatoire le vendredi 24 juillet 2026. L’objectif vise à composer la Cour Criminelle de Bangui pour cette session prévue du 03 Août au 31 du même mois de l’année en cours.
En effet, lors de la Rentrée Judiciaire 2026-2027, le vendredi 19 juin dernier, au Palais du Peuple à Bangui, le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra a, dans son discours, tiré la sonnette d’alarme en attirant l’attention des Magistrats sur l’impunité zéro en Centrafrique qui, selon lui, «la Septième République, ne peut pas et ne sera pas une continuité des anciennes pratiques», a-t-il souligné.
Néanmoins, l’appareil judiciaire centrafricain, a souffert pendant trop longtemps du manque de moyens, mais aussi de tares internes entachés de laxisme de certains Magistrats et certains acteurs judiciaires qui se croient au-dessus de la Loi dans l’exercice de leurs fonctions qui mettent à mal la confiance des concitoyens.
Pour ce faire, le Chef de l’Etat a précisé que «la justice doit cesser d’être perçue comme un outil de protection des puissants pour devenir le bouclier des faibles et le censeur des dérives», a indiqué le Président de la République.
Afin de mettre en application les instructions du Président Touadéra et mieux assurer le bon déroulement des audiences de la session criminelle à la Cour d’Appel de Bangui, il est nécessaire d’organiser une audience spéciale. En amant, il faut un tirage au sort des citoyens qui composeront le juré pour la Session Criminelle.
Cet exercice démocratique, permet à la Cour de procéder à la désignation par hasard des personnalités qui vont participer pleinement au déroulement équitable des audiences et aux verdicts qui seront prononcés au nom du Peuple Centrafricain.
Pour répondre aux préoccupations des Centrafricains qui ont soif de la Justice, d’une justice forte, indépendante, impartiale et accessible, le gouvernement a engagé d’importantes réformes, à travers l’opérationnalisation de l’aide légale, l’outil important de lutte contre l’impunité, pour faciliter l’accès à la justice aux personnes vulnérables, dont le but est d’améliorer le fonctionnement de la justice centrafricaine et de renouer la confiance entre la justice et les justiciables, qui est le fondement d’une paix durable en République Centrafricaine.
Carole Bycekoan
