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Le Collectif des Députés de la Région du Haut-Oubangui, condamnent avec fermeté les différentes atrocités perpétrées ces derniers temps par des éléments de la LRA et ceux des «A Zandé Ani Kpi Gbé» (AAKG), dans les préfectures de Mbomou et Haut-Mbomou. Toutefois, il salue les différents efforts consentis par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité dans ces localités.
Par ailleurs, le Collectif exige à la communauté internationale et aux autorités du pays, de tout mettre en œuvre pour obtenir la libération sans conditions des otages entre les mains de leurs ravisseurs. Position exprimée à l’occasion d’une déclaration faite le jeudi dernier à la presse à Bangui.
Ces Députés de la Région de Haut-Oubangui, veulent réagir dans un premier temps, aux récentes attaques perpétrées par les groupes armés dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou.
Les évènements tragiques qui se déroulent dans la Région N°6 du Haut-Oubangui, ne laissent personne indifférent. Le Collectif des Députés de la Région de Haut-Oubangui, exprime sa profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté la recrudescence des attaques attribuées aux éléments de la LRA qui continue de semer la désolation dans plusieurs localités du pays.
Suite à cette résurgence de violences, des hommes, des femmes et des enfants ont été enlevés de force, arrachés à leur famille et à leur village. Dans les circonstances d’une cruauté insoutenable à Bakouma, Nzako et autres.
Un prêtre a été assassiné à Zémio dans des conditions inhumaines et non élucidées. Ces actes, selon les élus de la Nation centrafricaine, constituent une violation flagrante des droits fondamentaux de la personne humaine. «Nous refusons que ces crimes deviennent une fatalité. Nous exprimons notre compassion aux familles des victimes. Et demandons la libération inconditionnelle de toutes les personnes enlevées. Notre indignation est d’autant plus profonde, que ces nouveaux enlèvements interviennent, alors que Madame le Sous-préfet de Bambouti et d’autres ressortissants de la Région, demeurent, depuis plusieurs mois déjà, privés de leur liberté par les éléments du mouvement A Zandé Ani Kpi Gbé. Nous demandons fermement leur libération inconditionnelle et en toute sécurité».
En ce qui concerne la situation de Madame le Sous-préfet, au-delà de sa fonction administrative, elle est avant tout, une mère de famille, une fille du pays, un commis de l’État qui n’avait d’autre mission que celle de servir la République et de protéger les populations placées sous son autorité. Quelles que soient les revendications ou les motivations invoquées par les personnes qui ont engagé ces hostilités, aucune cause ne saurait justifiée l’enlèvement d’une autorité de l’État. Encore moins, la privation prolongée, de liberté d’une femme qui accomplissait avec dévouement et loyauté la mission que la nation lui avait conviée.
Voilà pourquoi «nous lançons un appel solennel aux responsables du mouvement A Zandé Ani Kpi Gbé, afin qu’ils fassent prévaloir un esprit humaniste et posent un geste fort en libérant sans délai Madame le Sous-préfet de Bambouti, ainsi que toutes les personnes encore retenues en captivité. Ces libérations constitueraient un signal d’apaisement, attendue par toute la nation, est une première étape vers un retour à un dialogue fondé sur le respect de la personne humaine».
Le Collectif des Députés du Haut-Mbomou réaffirme son soutien total aux efforts déployés par le Chef de l’Etat Centrafricain, Professeur Faustin Archange Touadéra, pour restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, pour assurer la sécurité des populations et lutter sans relâche contre les groupes armés qui terrorisent nos compatriotes. «Nous saluons le courage des Forces Armées Centrafricaines, des Forces de Sécurité Intérieure. Nous saluons le courage de la MINUSCA et de tous les partenaires, engagés aux côtés de notre pays», ont exprimé ces élus de la Nation.
Ces Députés appellent également la communauté internationale à renforcer sa coopération afin que la LRA et tous les groupes armés, cessent définitivement leurs exactions sur le territoire national.
Ledit Collectif exhorte enfin le gouvernement à tout mettre en œuvre pour permettre le retour de la paix, de l’entente, de l’harmonie et de la quiétude dans la Région de Haut-Oubangui.
Ces derniers parlent aujourd’hui d’une seule voix. Cette voix est celle de la République, de la paix, de la justice et de la dignité humaine, la paix. «Nous ne nous résignerons jamais à voir nos populations vivre sous la menace permanente des armes. Nous restons debout, aux côtés de nos concitoyens, jusqu’à ce que le dernier otage retrouve sa liberté et que le dernier foyer de violence disparaisse de notre Région en particulier et de la République Centrafricaine en général» Région du Haut-Oubangui», ont insisté ces élus de la Nation.
Auric De Jean Jovice Ouakara
