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Un collectif des Slameurs de Centrafrique, a annoncé le vendredi dernier, la tenue de la 3ème édition du Festival International de «Slam d’Ici». Une annonce faite à l’occasion d’une conférence de presse qui a eu lieu au Centre Culturel Maison Russe de Bangui. Cette troisième édition se tiendra au mois d’octobre de l’année en cours. Les activités seront placées sous le thème : «Jeunesse et paix : utiliser la parole pour protéger la dignité et la vie».
D’entrée de jeu, ce collectif des Slameurs Centrafricains, a présenté aux professionnels des médias, trois points essentiels à savoir, la reconnaissance juridique de l’association des Slameurs de Centrafrique, l’annonce de la troisième édition du Festival International de Slam d’Ici et les préparatifs pour la coupe du monde des Slameurs, en Russie.
Arnold Esatis Lebon Ngbagalet, Artiste Slameur, et Promoteur du Festival International de Slam d’Ici, a souligné que «la particularité de cette troisième édition, sera renforcée avec la formation, l’autonomisation et aussi, on a ajouté le volet sensibilisation communautaire. S’agissant de la formation, on a un volet qui s’intitule Clabo Festival International Slam des Filles. Cela consiste à former 15 jeunes filles centrafricaines au métier journalistique, au métier de la photographie et du montage vidéo et aussi de les autonomiser et de les utiliser lors de la prochaine édition du Festival à faire le rapportage du Festival», a-t-il précisé.
Selon lui, les activités de ce Festival concernent aussi la «sensibilisation communautaire. Il y aura une formation qui sera mise en place pour les Slameurs qui vont participer à cette troisième édition. Cette formation c’est pour aider ces Slameurs à écrire des textes qui ne vont pas choquer, qui ne vont pas diviser, qui ne vont pas stigmatiser, mais au moins écrire des textes qui vont sensibiliser la population centrafricaine», a fait savoir Arnold Esatis Lebon Ngbagalet.
Profitant de l’occasion, il n’a pas manqué de lancer un appel à tous les partenaires qui soutiennent des activités artistiques et culturelles. «C’est ce que nous faisons pour le rayonnement de la culture centrafricaine. Il faut savoir que notre pays a traversé une longue période de crise et nous sommes dans une phase de reconstruction. Et pour reconstruire le pays, il faut impérativement impliquer l’art et la culture. L’implication de l’art et de la culture passe aussi par la considération du Slam, par la prise en compte et également le financement des activités du Slam», a-t-il alerté.
Les organisateurs de ce Festival, souhaitent faire de ce grand rendez-vous culturel, un espace d’expression, de dialogue et de sensibilisation à travers l’art du Slam.
Vanessa Chancine Ndjendole/Cyrus Arnold Rénénzapa
