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La Cour Criminelle poursuit ses audiences dans le cadre de la première partie. Au rôle de la 4ème journée de le jeudi 06 août 2026, deux dossiers sont inscrits au rôle : l’affaire Ministère Public et Nakaba Urbain et Koro Térence contre Kouna Rufin, poursuivi pour tentative de meurtre et celle du Ministère Public contre Ndalagnabode Le grand, poursuivi pour viol.
D’abord, la journée du mercredi 05 août dernier, deux affaires sont inscrites au rôle. Il s’agit de l’affaire Ministère Public et Makama Koue Jean Bernard contre Dewara Prince Severin et celle du Ministère Public également et Motebo Evrard contre Ouambeti Aimé Césaire.
Le premier dossier est reporté pour absence d’Avocat de l’accusé. Cependant, la seconde affaire est présidée par le Magistrat Benoit Narcisse Foukpio, où le Ministère Public est représenté par le Magistrat, Éric Didier Tambo.
Les Avocats de la partie civile ont plaidé une peine à perpétuité contre l’accusé Aimé Césaire Ouambeti, habitant la quartier Guitangola, poursuivit pour viol sur mineure, âgée de de 14 ans.
Par contre, le Ministère Public a requis 20 ans de prison ferme. «Nous sommes tous pères et mères de famille. Nous devons protéger nos enfants ! Alors, ce qu’il a fait, il a commis l’infraction de viol. Il doit être sanctionné. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Jurés, il est coupable de crime de viol et il doit être sanctionné sévèrement à 20 ans de travaux forcés à perpétuité. Si vous le faites, vous rendrez justice au Peuple Centrafricain», a-t-il proposé à la Cour.
Face à ces réquisitoires sans précédent, le Président de la Cour, le Magistrat, Éric Didier Tambo, a donné la sentence. «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré, conformément à la Loi avec le concours des Jurés, statuant publiquement, par défaut à l’égard de la partie civile, contradictoirement à l’égard de la partie civile Ouambeti Aimé Césaire, et des associations des défenses des droits des victimes des violences basées sur le genre. En matière criminelle, et en dernière ressort, avec le concours des Jurés, à la majorité des voix. Sur la culpabilité, déclare l’accusé Ouambeti Aimé Césaire, coupable du crime de viol. En application de l’Article 163 alinéa 1 du Code de protection de l’enfant. En répression, lui accorde des circonstances atténuantes, en application de l’Article 50 du Code Pénal. En répression, condamne Ouambeti Aime Césaire à 10 ans de travaux forcés. Sur l’action civile, réserve les intérêts civils. Reçoit l’association des femmes juristes de Centrafrique en sa constitution de partie civile, en sa qualité d’ONG de défense des victimes de crime de violences sexuelles basées sur le genre. Condamne Ouambeti Aimé Césaire à verser 1 Franc symbolique, et condamne également l’accusé aux entiers dépends. Il dispose de 3 jours pour pourvoir en cassation», a-t-il donné.
A trois jours d’audiences déjà, les accusés qui se défilent à la barre, leur peine varie entre 10 à 20 ans d’emprisonnement ferme ou de travaux forcés. Pour la 5ème journée, trois (3) dossiers étaient inscrits au rôle. Il s’agit de l’affaire Ministère Public et Retemo Julienne contre Nzapayèkè Ghislain, poursuivi pour homicide involontaire, l’affaire Ministère Public et Moudjouna Béatrice, contre Zacko Alexandre, poursuivit pour viol, et l’affaire Ministère Public et Monatchou Samuel, Rafendele Jean Charly et Beryo Michel, contre Yagbengue Françis et Abdoulaye Oumar et autres, poursuivis pour association de malfaiteurs.
L’affaire-ci étant jugé l’année dernière. Le dossier est ramené cette année par la demande de la partie civile.
Walter Hugues Pounebamblé
