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À l’occasion de la célébration du 66ème anniversaire de l’accession de la République Centrafricaine à la souveraineté internationale, le 13 août de chaque année, la Coordination des Organisations Syndicales pour la Consolidation des Acquis Sociaux (COSCAS), interpelle les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs sociaux sur la situation des travailleurs et les défis socioéconomiques auxquels le pays reste confronté.
Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le mercredi 12 août dernier, membres de la COSCAS, dressent un bilan marqué par les crises successives qu’a connues la République Centrafricaine depuis son indépendance.
Selon cette organisation syndicale, ces crises ont profondément affecté le tissu économique et social du pays, avec des conséquences importantes sur les conditions de vie de la population. «Depuis son indépendance, la République Centrafricaine a, malheureusement, connu un cycle presque permanent de crises, de violences, de mutineries, de conflits armés et de guerres fratricides», a rappelé Firmin Zoh Ponguélé, Coordonnateur de la COSCAS.
Pour ce faire, l’organisation estime que les travailleurs centrafricains, ont payé un lourd tribut à cette instabilité. Perte d’emplois, précarité, longues périodes de grève et retards dans le paiement des salaires qui ont, selon lui, fragilisé de nombreuses familles.
La COSCAS rappelle notamment les difficultés rencontrées dans le secteur public, où l’accumulation des arriérés de salaires a longtemps constitué une source majeure de préoccupation.
Dans son analyse, la centrale syndicale reconnaît toutefois les efforts entrepris ces dernières années par les autorités pour améliorer la situation des travailleurs. Elle souligne notamment les mesures prises sous les différents régimes et, plus récemment, sous le mandat du Président Faustin Archange Touadéra, pour résorber progressivement les arriérés de salaires et assurer la régularité des paiements.
«Beaucoup reste à faire», reconnaît cependant la COSCAS, tout en appelant à consolider les acquis enregistrés. Cependant, la centrale syndicale affirme également avoir conclu, à plusieurs reprises, des accords avec les pouvoirs publics autour des questions de stabilité et de relance économique. L’objectif, explique-t-elle, est de préserver les acquis des travailleurs et de permettre à l’État de poursuivre les efforts nécessaires au redressement économique et social du pays.
Au-delà des revendications salariales, la COSCAS insiste sur l’importance du dialogue entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Pour l’organisation, la paix sociale, le dialogue et la concertation, constituent des conditions indispensables à la construction d’une République Centrafricaine stable et prospère. «Le dialogue social doit, donc rester au cœur de notre démarche syndicale»,affirme le camarade Firmin Zoh Ponguélé.
Il rappelle par ailleurs que le Président Faustin Archange Touadéra a, selon lui, toujours affiché sa disponibilité au dialogue et à la concertation avec les partenaires sociaux.
La centrale syndicale invite ainsi les travailleurs et les pouvoirs publics à saisir cet espace d’échanges afin de poursuivre les discussions dans l’intérêt supérieur des travailleurs et de la nation centrafricaine.
Dans son propos, le Coordonnateur de la COSCAS, Firmin Zoh Ponguélé, appelle également l’opinion nationale et internationale à tirer les leçons des nombreuses crises traversées par le pays.
Pour la centrale syndicale, la République Centrafricaine «a beaucoup souffert» et ne peut continuer à emprunter les mêmes chemins qui conduisent à l’instabilité et à la pauvreté.
La centrale plaide ainsi pour une République «stable, pacifiée et prospère», dans laquelle les travailleurs seraient respectés et justement rémunérés et où les acquis sociaux seraient préservés.
«Les générations futures pourront vivre dans de meilleures conditions», souhaite Firmin Zoh Ponguélé.
À l’occasion de la célébration du 66ème anniversaire de l’indépendance de la République Centrafricaine, le message de la centrale syndicale se veut donc à la fois un rappel des difficultés vécues par les travailleurs, une reconnaissance des avancées enregistrées et surtout un appel à renforcer le dialogue social pour consolider la stabilité et le développement de la République Centrafricaine.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
