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Après une mission expresse effectuée sur le terrain dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le gouvernement centrafricain, via le ministère des Mines et de la Géologie, réagit au drame qui s’est produit au site minier de Zamboy, à l’Ouest de la République Centrafricaine. Dans une déclaration faite ce jeudi 20 août 2026 à Bangui, le Ministre de tutelle, Rufin Bénam Beltoungou, a présenté un bilan provisoire.
Celui-ci a fait savoir d’abord que c’est un site désaffecté et clôturé. Et le gouvernement, a déjà ouverte une enquête, puisque, cet acte a eu lieu par rapport à l’entêtement de certains fils et filles du pays.
Selon un bilan provisoire établit par le gouvernement centrafricain, à ce jour, il y a eu au moins 49 morts, dont 34 Centrafricains, 12 Camerounais et 2 Tchadiens.
Dès sa première phrase devant un parterre de Journalistes, le Ministre Rufin Bénam Beltoungou, a passé en revue l’historique des faits et la situation géographique du site minier de Zamboy, qui est situé à la frontière Centrafricano-camerounaise.
Pour lui, après une réunion contradictoire avec la population de la localité sur cette tragédie, elle a, non seulement déploré toutes ses pertes en vies humaines, mais également reconnu la désobéissance des compatriotes qui étaient sur ce site. Car, ces derniers, ont été sensibilisés par le responsable du site, et aussi interdit par les Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui assurent la protection dudit site. Malheureusement, ils n’ont pas voulu obtempérer à ses instructions.
Selon le Ministre Rufin Bénam Beltoungou, à ce jour, une enquête est ouverte, pour identifier les meneurs de cet entêtement. Il a aussi saisi l’occasion pour remercier les éléments des FACA et leurs alliés Russes, pour leur soutien multiforme pour secourir les blessés et faire sortir les cadavres ensevelis sur les tas de boue.
S’agissant de la responsabilité du gouvernement et du département des Mines et de la Géologie, mise en cause par certaines organes de la société civile centrafricaines et d’autres acteurs politiques nationaux et internationaux, le Ministre Rufin Bénam Beltoungou, répond en ces termes, «Nous sommes dans un pays démocratique et chacun se fait sa propre opinion quand il y a un évènement. Mais, je me suis déplacé sur le terrain. C’est un site désaffecté, clôturé même avec des tôles. Et les gens ont forcé la clôture. C’est vrai, il y a eu de lourde perte en vie humaine. Mais, nous allons continuer les enquêtes pour identifier les responsables».
Et le membre du gouvernement d’ajouter que «cette situation déplorable, comme vous l’avez suivi, est due en grande partie à la désobéissance de nos compatriotes. Lorsque les gens sont sur les sites miniers, il nous est difficile de leur faire entendre raison. Nous allons continuer la sensibilisation, mais nous allons aussi renforcer la répression, pour recadrer les récalcitrants. Mais, d’ores et déjà, et d’ailleurs, les premières mesures ont été prises hier. Devant eux, je leur ai dit que le site est fermé. Nous allons matérialiser par un arrêté jusqu’à nouvel ordre», a-t-il fait savoir.
Si aujourd’hui, les ressources naturelles font l’objet de plus en plus la convoitise, des Centrafricains eux-mêmes, ainsi que les étrangers, c’est parce que le prix sur le marché est revu en hausse. Selon des sources proches du dossier, un gramme d’or qui coûtait 1500 FCFA, est aujourd’hui, à 60.000, voire 100.000 FCFA. Malheureusement, les conséquences sont regrettables, avec ce que des gens qui ne sont jamais des artisans miniers, perdent leur vie.
Il est temps que ce secteur soit recadré avec des mesures fortes afin d’éviter un tel drame dans l’avenir !
Régis Stéphane Banguima
