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L’audience de la Session Criminelle de l’année 2026, du 17 août 2026, a condamné Sandou Ghislain à une peine de travaux forcés à perpétuité. Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort. L’acte remonte au 09 mars 2020, dans le 8ème arrondissement de Bangui. Le second dossier est celui du Ministère Public et Ebengue Christio Onias, contre Lembi Daniel Saint-Clair, poursuivit pour viol sur mineure. L’acte a été commis le 1er août 2024, dans le 2ème arrondissement de Bangui.
Ces audiences ont été présidées par le Magistrat Jean Firmin Makama-Tomolopa, et le Ministère Public, est représenté par le 1er Avocat Général, Donatien Maïssemo. S’agissant de la première affaire, le Ministère Public a requalifié les faits de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort de Gazamingui Kongbo Emmanuel à un meurtre. Crime prévu et puni par l’Article 51 et 52 du Code Pénal Centrafricain. Etant un ancien condamné, l’accusé est un récidiviste. Ce qui a permis sa condamnation à perpétuité.
Le Magistrat Jean Firmin Makama-Tomolopaa donné la sentence en ces termes, «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré conformément à la Loi, avec le concours de Jurés, statuant publiquement, contradictoirement à l’égard des parties. En matière criminelle, avec le concours des Jurés et en dernière ressort, et à la majorité des voix. Sur la culpabilité, requalifiant l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort en meurtre. Déclare l’accusé Sandou Ghislain, coupable de crime de meurtre, sur la personne de Gazamingui Kongbo Emmanuel. Crime prévu et puni par l’Article 51 et 52 du Code Pénal Centrafricain. En répression, condamne Sandou Ghislain à une peine de travaux forcés à perpétuité. En conséquence, réserve les intérêts civils, condamne l’accusé aux entiers dépends. Les parties disposent de trois jours pour se pourvoir en cassation si la décision ne les plait pas».
S’agissant de la seconde affaire impliquant le Ministère Public et Ebengue Christion Onias contre Lembi Daniel Saint-Clair, poursuivit pour viol sur mineure, la Cour l’a condamné à 15 ans de travaux forcés.
Voici la sentence donnée par le Magistrat Jean Firmin Makama-Tomolopa : «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré, conformément à la Loi, avec le concours de Jurés, statuant publiquement, contradictoirement à l’égard de l’accusé Lembi Daniel Saint-Clair. En matière criminelle, avec le concours des Jurés et en dernière ressort, et à la majorité des voix. Sur la culpabilité, déclare l’accusé coupable de crime de viol sur mineure, prévu et puni par l’Article 87 du Code Pénal. En répression, lui condamne à 15 ans de travaux forcés. Sur l’action civile, reçoit la partie civile et l’association des femmes juristes en leur constitution de partie civile, condamne Lembi Daniel Saint-Clair à leur servir 1 Franc symbolique. Condamne l’accusé aux entiers dépends. Les parties disposent de trois jours pour se pourvoir en cassation si la décision ne les plait pas»,a-t-il déclaré.
Après deux semaines d’audiences, aucun incident n’est enregistré et les audiences prendront fin le 31 août prochain.
Walter Hugues Pounebamblé
