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Les audiences de la première Session Criminelle de l’année 2026, de la Cour d’Appel de Bangui, qui se poursuivent, et plusieurs dossiers sont déjà examinés. Plusieurs accusés sont condamnés. A la 15ème journée, quel bilan à mi-parcours peut-on établir ? Entre crimes d’assassinat, viol sur mineure, vol à mains armées, associations de malfaiteurs et coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort, sont autant des infractions que chacun de ces accusés tentent de se défendre devant la Cour. Cependant, l’âge des accusés et la constitution des faits sont autant des préoccupations que Radio Lengo Songo va passer au crible.
Lancé le 03 août 2026, la première Session Criminelle de l’année en cours de la Cour d’Appel de Bangui, se poursuit avec la comparution des accusés devant la barre. Parmi les accusés, plusieurs sont des jeunes dont leur âge varie entre 21 à 40 ans. Ce qui laisse présager un fort taux de délinquance dans le pays.
Un exemple parmi tant d’autre, est celui de Damaï Nativa, une jeune fille âgée de 21 ans habitant le quartier Votongbo, dans le 4ème arrondissement de Bangui. Elle est Etudiante en première année de droit à l’Université de Bangui. Elle est poursuivie pour coups mortels, et est condamnée à 5 ans de travaux forcés.
En outre, les cas de viol sur mineure de 12 à 14 ans, domine les infractions examinées et jugées durant ces 15 jours passés et les bourreaux, dont leur âge varie entre 30 à 40 ans. Une situation qui interpelle l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), au sujet de l’avenir des jeunes filles centrafricaines.
On enregistre un dossier concernant l’affaire Ministère Public contre Kamata Sosthène, qui est un caporal de l’armée dans le corps du Groupement Spécial pour la Protection Républicaine (GSPR), habitant le quartier Galabadja 1, dans le 8ème arrondissement. Il est poursuivi pour associations de malfaiteurs et vol à mains armées.
Dans les auditions de fond, le Président d’une audience, Jean Firmin Makama Tomolopa, a constaté certains manquements. Malgré le réquisitoire du Ministère Public représenté par la Magistrate Priscille Fiomona Péra, a demandé sa condamnation à 10 ans de travaux forcés.
La Cour Criminelle a donné la sentence, où elle l’a acquitté. «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré conformément à la loi, avec le concours de Jurés, statuant publiquement et contradictoirement à l’égard de l’accusé Kamata Sosthène. En matière criminelle, avec le concours des Jurés et en dernière ressort, et à la majorité des voix. Sur la culpabilité, acquitte l’accusé Kamata Sosthène pour les infractions inconstituées. Dit et jugé, le Ministère Public dispose de trois jours pour se pourvoir en cassation, si la décision ne le plait pas», a-t-il prononcé.
Il y a lieu de souligner que le bon déroulement des audiences de cette première Session Criminelle de l’année en cours, renforcent la politique du Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, qui veut faire de la République Centrafricaine, de l’impunité zéro.
Walter Hugues Pounebamblé
