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La gendarmerie nationale, appuyée par des alliés russes, a mené une opération de lutte contre les trafics de produits dangereux dans le quartier Ouango, situé dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui. Plusieurs sacs et cartons de boissons frelatées ainsi que d’autres produits suspectés de présenter des risques pour la santé ont été saisis au domicile d’un commerçant connu sous le surnom de « D10 ».
La lutte contre la commercialisation des produits dangereux se poursuit en République centrafricaine. À Ouango, dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui, une opération menée hier par les éléments de la gendarmerie nationale, avec l’appui de leurs alliés russes, a permis de découvrir une importante quantité de boissons frelatées et d’autres produits suspectés d’être nuisibles à la santé des consommateurs.
Selon les informations recueillies sur place, la perquisition a été effectuée au domicile de Shadrack, alias « D10 ». La maison, composée de deux salons et de plusieurs chambres, abritait différents produits destinés à la commercialisation, notamment des vins en carton, des jus et des boissons conditionnées en sachet.
Cette saisie intervient dans le cadre des opérations de lutte contre les trafics de produits dangereux, engagées sur le territoire centrafricain. Les renseignements fournis par des indicateurs auraient permis aux forces engagées de localiser le domicile concerné.
Présent lors de l’opération, le caporal-chef Mahamat, de la gendarmerie nationale, a insisté sur l’importance de la collaboration entre les forces de sécurité et la population dans la lutte contre ces pratiques.
« Aujourd’hui, nous sommes à Ouango, où nous avons saisi plusieurs boissons en sachet nuisibles à la santé. Nous les avons remises à la gendarmerie. Ce sont nos indicateurs qui nous informent de ces pratiques. Je demande donc à la population de continuer à nous informer, afin que nous puissions protéger ensemble la santé de tous », a-t-il déclaré.
De son côté, Shadrack, présenté comme le propriétaire des boissons saisies, reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il affirme vouloir sensibiliser d’autres commerçants afin de les inciter à renoncer à la vente de produits frelatés.
« Je n’étais pas informé de tout cela auparavant, mais maintenant que je connais la vérité, je vais sensibiliser mes pairs pour qu’ils abandonnent cette pratique », a-t-il assuré.
Cette déclaration intervient alors que la commercialisation de produits potentiellement dangereux demeure une préoccupation pour les autorités et les acteurs de la santé publique.
Le gouvernement centrafricain affirme vouloir intensifier la lutte contre les trafics et la commercialisation de produits susceptibles de nuire à la santé de la population, notamment les boissons frelatées, le chanvre indien et d’autres substances dangereuses.
Malgré ces efforts, certaines personnes continueraient de se livrer à ces activités, exposant les consommateurs à des risques sanitaires.
La saisie effectuée à Ouango remet ainsi au premier plan la question du contrôle des produits mis en vente sur les marchés centrafricains. Au-delà des opérations de répression, la sensibilisation des commerçants, la vigilance des consommateurs et la coopération avec les forces de sécurité restent des leviers importants pour prévenir la circulation de produits dangereux.

Rédaction
