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Réinsérer plutôt que simplement enfermer. En République centrafricaine, cette approche se trouve au cœur du nouveau document stratégique consacré à l’adaptation et à la réinsertion des personnes détenues pour la période 2027-2032. Sa validation technique s’est achevée vendredi 16 octobre à Bangui, au terme de deux jours de travaux.
Les participants ont formulé 23 recommandations destinées à renforcer la prise en charge et la réinsertion des personnes détenues. Elles s’adressent notamment au gouvernement, au ministère de la Justice, aux ministères sectoriels, aux collectivités territoriales, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’à l’ensemble des acteurs concernés.
Au-delà de la question pénitentiaire, les discussions ont surtout mis en évidence la nécessité d’une approche multisectorielle. Éducation, santé, formation professionnelle et accompagnement social sont notamment appelés à contribuer au processus de réinsertion.
Pour Ben Othman Leila, représentante du Chef de section judiciaire et pénitentiaire de la MINUSCA, l’adoption du document ne constitue qu’une étape. Sa réussite dépendra surtout de sa mise en œuvre effective.
« La MINUSCA demeure convaincue que la réussite de cette stratégie reposera sur l’engagement continu de tous les acteurs concernés, la mobilisation des ressources nécessaires et la mise en œuvre effective des recommandations formulées. »
La représentante de la MINUSCA a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de la Mission à poursuivre son accompagnement auprès des autorités centrafricaines.
Pour Alfred Ndakala, Directeur général des services pénitentiaires, la réussite de cette stratégie nécessitera l’implication de plusieurs départements ministériels et acteurs sociaux.
« Cette stratégie ne doit pas être mise en œuvre exclusivement par le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire. Il faut impliquer le ministère de l’Éducation, le ministère de la Santé et tous les secteurs qui doivent concourir à l’insertion sociale des personnes en conflit avec la loi. »
La validation technique du document stratégique marque donc une nouvelle étape dans la réforme du système judiciaire et pénitentiaire centrafricain. Reste désormais le défi de sa mise en œuvre, de la mobilisation des ressources et de la coordination entre les différents acteurs.
À l’horizon 2032, les 23 recommandations formulées lors de ces travaux devront ainsi servir de feuille de route pour faire de la réinsertion des personnes détenues un véritable instrument de justice, de cohésion sociale et de consolidation de la paix en République centrafricaine.
Rédaction
