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La troisième édition du Festival international « Slam d’Ici » a été officiellement lancée le mercredi 21 octobre 2026 au Centre culturel Maison Russe de Bangui. Placée sous le thème « Jeunesse et paix : utiliser la parole pour sauver des vies et protéger les dignités », cette rencontre culturelle réunit des jeunes, des personnalités et des artistes slameurs venus de plusieurs pays africains autour du pouvoir des mots et de la promotion de la paix.
La parole comme outil de sensibilisation, de dialogue et de construction de la paix. C’est autour de cette ambition que s’est ouverte, à Bangui, la troisième édition du Festival international « Slam d’Ici ». La cérémonie de lancement, organisée au Centre culturel Maison Russe, a mobilisé de nombreux élèves, étudiants et acteurs culturels venus découvrir cet art oratoire qui mêle poésie, expression artistique et engagement citoyen.
Durant quatre jours, les participants sont invités à prendre part à des prestations scéniques, des conférences-débats sur des questions de société et des ateliers d’initiation au slam. Une programmation qui entend faire de cet événement un espace d’expression, d’apprentissage et de partage culturel pour la jeunesse centrafricaine.
Pour Esatis Le Bon, promoteur du festival, cette troisième édition porte un message essentiel dans un contexte où la paix et la protection de la dignité humaine demeurent des préoccupations majeures.
« C’est la troisième édition, et pour cette troisième édition, nous avons choisi comme thème principal “Jeunesse et paix : utiliser la parole pour sauver des vies et protéger les dignités”. Durant quatre jours, nous allons faire des prestations scéniques, des conférences-débats sur des thématiques sociétales, ainsi que des ateliers d’apprentissage du slam au public centrafricain », a-t-il expliqué.
Au-delà de sa dimension artistique, le Festival international « Slam d’Ici » entend donner à la jeunesse un espace pour porter des messages de paix, d’éducation, de santé et de protection des personnes. Une orientation saluée par Albertine Ouaboua, directrice générale des Arts et de la Culture, qui a présenté le message du gouvernement à l’occasion de cette manifestation.
« Le message du gouvernement est axé beaucoup plus sur la thématique qui parle de paix, de protection, d’éducation et de santé. C’est ce que nous recherchons même ici en Centrafrique. Pour chercher à avoir cette paix, ils ont utilisé la parole pour créer la paix dans les pensées, dans les cœurs et dans les vies des Centrafricains », a-t-elle déclaré.
À travers cette initiative, le slam se présente ainsi comme un moyen d’interpeller les consciences et d’encourager les jeunes à s’exprimer sur les réalités qui traversent la société, y compris dans le milieu professionnel. Les textes, les rythmes et les performances deviennent autant de supports pour faire entendre des préoccupations citoyennes et promouvoir des valeurs de tolérance et de vivre-ensemble.
Cette troisième édition se distingue également par sa dimension internationale, avec la participation de slameurs venus du Cameroun, du Tchad et du Congo. Leur présence offre aux artistes centrafricains l’occasion de confronter leurs expériences, de partager leurs créations et de renforcer les échanges entre les scènes culturelles africaines.
Le festival se poursuivra jusqu’au 24 octobre 2026, avec des activités prévues au Centre culturel Maison Russe et au Centre culturel Samba Panza de Bangui.
À travers cette nouvelle édition, les organisateurs entendent confirmer la place du slam dans le paysage culturel centrafricain et encourager une jeunesse capable de transformer les mots en messages de sensibilisation, de dialogue et de paix.
Déborah Manoella Oubingui
