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La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) engage une nouvelle étape dans la modernisation de la circulation monétaire au sein de la CEMAC. Depuis le 1er novembre 2026, les anciennes pièces de monnaie des gammes 1958 et 1985 sont progressivement retirées du circuit monétaire.
L’annonce a été faite dimanche à Bangui par le Directeur national de la BEAC, Ali Chaïbou Landou, au cours d’une conférence de presse consacrée à la démonétisation des anciennes gammes de pièces de monnaie dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Cette opération fait suite à une résolution du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), adoptée lors de sa session ordinaire du 7 octobre 2026 à N’Djamena.
Sont concernées par cette opération les pièces issues des gammes 1958 et 1985, notamment les valeurs de 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA.
Depuis le 1er novembre 2026, ces pièces sont privées de leur cours légal et de leur pouvoir libératoire dans l’ensemble des six États membres de la CEMAC : le Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.
Autrement dit, ces anciennes pièces ne doivent plus être utilisées pour régler des achats ou effectuer des transactions.
Pour permettre aux détenteurs de ces anciennes pièces de récupérer leur valeur, la BEAC a prévu une période d’échange de douze mois.
Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les anciennes pièces pourront être échangées auprès des guichets des établissements de crédit et de microfinance, ainsi qu’auprès des guichets de la BEAC.
Une deuxième phase est prévue du 1er août au 31 octobre 2027. Durant ces trois derniers mois, l’échange sera effectué exclusivement aux guichets de la BEAC.
À compter du 1er novembre 2027, les anciennes pièces démonétisées ne pourront plus être échangées, quel que soit le guichet.
La BEAC invite ainsi les populations à prendre connaissance des modalités pratiques fixées par chaque établissement habilité et à respecter scrupuleusement les délais prévus.
L’institution monétaire sous-régionale rassure par ailleurs les usagers : les pièces des gammes actuellement en vigueur conservent leur cours légal et leur pouvoir libératoire dans l’ensemble de la CEMAC. Elles doivent donc continuer à être acceptées dans les transactions.
En Centrafrique, la BEAC annonce également des campagnes de sensibilisation afin d’informer davantage la population sur le calendrier, les pièces concernées et les modalités d’échange.
Une opération qui vise, selon l’institution, à accompagner la modernisation du système monétaire sous-régional tout en permettant aux détenteurs des anciennes pièces de ne pas perdre leur valeur avant l’échéance fixée.
Rédaction
