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À moins d’un mois de la célébration du 68e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, les préparatifs du traditionnel grand défilé du 1er décembre s’accélèrent à Bangui. La première séance d’entraînement des civils s’est déroulée ce mercredi 4 novembre 2026 sur l’avenue des Martyrs, dans une ambiance rythmée par les fanfares de la Police nationale. Fonctionnaires, agents de l’État, élèves, étudiants et représentants des secteurs formel et informel ont répondu présents à ce premier rendez-vous.
Il est 8 h 40 sur l’avenue des Martyrs. Le décor des préparatifs est déjà planté. Entre les répétitions au son des fanfares de la Police nationale et les premiers mouvements des participants, l’atmosphère annonce les couleurs de la prochaine célébration nationale. À proximité, la tribune officielle est en plein chantier, signe que les travaux d’aménagement ont également commencé en prélude à cette grande manifestation patriotique.
Pour les habitués de ce rendez-vous annuel, l’heure est désormais à la mobilisation, mais aussi à l’amélioration du cadre devant accueillir les festivités. Patrick Ballet, participant à cette première séance d’entraînement, se réjouit de voir les préparatifs prendre forme. Il insiste toutefois sur la nécessité d’accélérer les travaux d’assainissement de l’avenue des Martyrs.
« J’ai célébré plusieurs fois la fête du 1er décembre au cours des années précédentes. À l’approche de cette date, on constate que la mairie de Bangui est en train de peindre et de donner des instructions concernant l’itinéraire du défilé. Mais il faudrait également nettoyer, désherber, balayer et rendre les lieux propres. Aujourd’hui, nous sommes le 4 novembre et il ne nous reste plus beaucoup de jours », souligne-t-il.
Au-delà des préparatifs matériels, la question du civisme et du changement de comportement figure également parmi les préoccupations des participants. Boaz Damboti interpelle particulièrement les responsables municipaux sur leur rôle dans la sensibilisation de la population et le respect des règles d’occupation de l’espace public.
« Pour qu’un pays se développe, il faut avant tout un changement de mentalité. En République centrafricaine, si nous continuons à vendre n’importe où et à stationner les véhicules de manière anarchique, cela ne contribue pas à l’amélioration de notre cadre de vie. J’appelle d’abord les responsables de la mairie à prendre leurs responsabilités et à sensibiliser les populations, notamment celles qui ne sont pas suffisamment informées », lance-t-il.
Dans le même élan, Gloria Nabia, représentante d’une association nationale, invite les autorités à faire de l’assainissement de la capitale une priorité avant les festivités. Pour elle, l’accueil des visiteurs étrangers doit également inciter les responsables à redoubler d’efforts afin de présenter une image plus reluisante de Bangui.
« Avant de célébrer le 1er décembre, il faut nous organiser pour donner une véritable image à la capitale centrafricaine et nettoyer les ruelles de la ville. Je constate qu’il y a beaucoup de désordre. Des étrangers seront parmi nous et, s’il n’y a pas de changement, ce sera une honte pour nous, Centrafricains », estime-t-elle.
Selon le programme établi, les séances d’entraînement des civils se poursuivront du mercredi 4 au vendredi 27 novembre 2026, à raison de deux séances par semaine, les mercredis et vendredis, soit huit séances au total. Cette programmation vise à assurer une préparation méthodique et une coordination harmonieuse des différentes entités appelées à prendre part au défilé.
À travers cette mobilisation, les organisateurs invitent l’ensemble de la population à participer massivement aux différentes séances d’entraînement afin de contribuer à la réussite de cette célébration nationale du 1er décembre.

Déborah Manoella Oubingui
